T U B E  

Boris Vian dans les années 50 est le premier à utiliser le terme « tube », en référence à la forme cylindrique des bobines, pour désigner ces succès aux paroles creuses qui touchent le plus grand nombre. Depuis 2010, certains artistes s'imposent comme des machines à tubes. Beyoncé, élue femme la plus influente de la planète par le magazine Time, révèle la culture populaire comme fondamentalement politique.

 

Si l'on parle de tubes planétaires, les tubes balisent également nos souvenirs intimes. Ces créations marketings, souvent légères, exotiques et liées au divertissement résistent parfois au passage du temps et en entrant dans notre patrimoine collectif, supposent une nouvelle tradition.

 

Entre l'euphorie, l'impulsion de la création et la dialectique du passage du temps, de la destruction, la ruine est donc pour nous un point de départ. Tube explore une époque, ouvre une brèche au-delà des dichotomies souvent normatives mainstream/underground, festif/intelligent, ordinaire/exotique, intime/universel.

 

Construite telle un engrenage curieux, drôle, physique et mathématique, la pièce cherche une énergie intense et commune pour offrir à certains tubes de notre jeunesse dont les danses peuvent être perçues comme sans intérêt voire méprisables, plusieurs niveaux de lecture.

 

En interrogeant une porosité des frontières entre les danses créées pour être regardées et celles qui invitent l'Autre à rentrer dans le groupe ; en inquiétant la négociation permanente entre représenter et expérimenter, Tube autorise - se rend auteur de- une définition mouvante de la tradition.

conception et interprétation : Cassandre Muñoz et Anna Vanneau 

création lumière : Pablo Simonet

" Wouepa ! " Ricky Martin, Maria, 1995 

 

" Une fille qui sait apprécier la liberté d'une tasse de café " Psy, Gangnam Style, 2012

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